Les plus grands séducteurs en littérature

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Les plus grands séducteurs en littérature

Le mot « séduction » vient du latin « se ducere », qui signifie « conduire à l’écart » ou « amener à soi ». Séduire c’est susciter le désir, la passion parfois… enfin, c’est réussir à charmer et à imposer ses qualités. Mais la séduction n’est pas seulement le marivaudage de deux êtres, elle peut aussi être associée à la notion de tentation : vouloir le « fruit défendu », manipuler l’autre pour le faire tomber à tout prix sous son charme… Dans ce domaine, Arsène Lupin semble tenir une longueur d’avance. Qui sont ses concurrents et concurrentes les plus sérieux ?

Tour d’horizon…

La fée Morgane (ou Morgause dans certaines versions) est une des premières grandes figures de la séduction dans la littérature. Demi-sœur du roi Arthur, et sa magicienne, elle est présentée comme une grande séductrice et « enchanteresse ». Elle incarne un pouvoir féminin désapprouvé par la société médiévale.

Verdict : Arsène Lupin n’a pas besoin de magie pour séduire… il surpasse donc la fée Morgane !

Don Juan: ce personnage évolue légèrement avec les époques, mais la trame de fond demeure : séduction des femmes, rejet des règles sociales et morales, défi à l’autorité et à Dieu. La période romantique lui confère une touche plus libertine. Une noblesse contestable donc, et surtout un séducteur peu soucieux des sentiments de celles qu’il charme. Don Juan finit souvent bien mal…

Verdict : un séducteur orgueilleux… pas à la hauteur d’Arsène Lupin !

Casanova est un aventurier vénitien. Il est tour à tour violoniste, écrivain, magicien, espion, diplomate, puis bibliothécaire… Un côté caméléon proche de notre Arsène. Il utilise de nombreux pseudonymes, le plus fréquent étant le chevalier de Seingalt (prononcer Saint-Gall) ; il publie en français sous le nom de Jacques Casanova de Seingalt. Son nom est devenu synonyme de séduction grâce notamment à ses mémoires connus sous le titre Histoire de ma vie. Il y mentionne cent quarante-deux femmes avec lesquelles il aurait eu des relations sexuelles !

Verdict : un concurrent sérieux, mais la quantité n’est pas synonyme de qualité. Arsène Lupin conserve une avance confortable.

Le vicomte de Valmont est l’un des deux personnages principaux du roman épistolaire Les Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos. Ancien amant et complice de la marquise de Merteuil, il mène une vie de libertinage amoureux (typique du XVIIIe siècle), tente de séduire jeunes filles comme femmes mariées et veuves. Pris à son propre piège, il finit par tomber fou amoureux de l’une de ses conquêtes les plus sages… et court ainsi à sa perte.

Verdict : pas à la hauteur d’Arsène Lupin, qui lui, ne connaît pas l’échec !

La marquise de Merteuil est l’autre personnage principal du roman de Choderlos de Laclos. Fine manipulatrice, elle séduit hommes comme femmes avec brio. Elle expose dans ses lettres les grands principes du libertinage et de la manipulation séductrice, mais aussi les conditions d’une femme libre au XVIIIe siècle. Obligée de s’exiler lorsque ses manigances sont révélées, elle demeure la figure de la séduction féminine, de la manipulation au mépris de la morale (notamment religieuse), mais également de la femme à l’égale de l’homme dans le désir et la séduction.

Verdict : le talent de séduction de la marquise se rapproche de celui d’Arsène… mais la marquise est rongée par le désir de vengeance. Arsène la devance donc !

Bel-Ami, de son vrai nom Georges Duroy, est le séducteur du roman Bel-Ami de Guy de Maupassant. Beau jeune homme très ambitieux, il charme par arrivisme et opportunisme. Il parviendra ainsi à grimper les échelons de la société parisienne grâce à ses nombreuses maîtresses dans la finance, la presse et la politique.

Verdict : Georges Duroy est un fin séducteur et grand manipulateur, mais il se ridiculise aussi souvent dans le processus, par maladresse et manque de subtilité. Pas à la hauteur d’Arsène Lupin !

Gina del Dongo, plus tard duchesse Sanseverina, est l’une des grandes héroïnes de Stendhal. D’abord jeune fille sensible, elle incarne ensuite une femme désirée par tous les hommes de la Cour dans La Chartreuse de Parme. Séduisante, et d’une grande intelligence, elle est l’un des personnages les plus puissants du roman.

Verdict : elle finit épuisée et désabusée… contrairement à Arsène Lupin. Pas à la hauteur !

Solal apparaît dans plusieurs romans d’Albert Cohen, mais c’est véritablement dans Belle du Seigneur qu’il s’épanouit le plus. Tout au long de sa vie, il incarne un beau et très intelligent séducteur sulfureux. Juif dans un monde de chrétiens, il renie sa foi et exacerbe ses talents de séduction et de manipulation, allant parfois jusqu’au sadisme psychologique.

Verdict : un rival, mais qui tombe souvent dans le machiavélisme cruel. Pas à la hauteur !

Pour nous, il n’y a qu’un(e) seul(e) de ces séductrices et séducteurs qui est à la hauteur… mais, qu’en pensez-vous ? Répondez à notre sondage…

2017-05-04T10:58:49+00:00